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3 conseils de Patrick de Cambourg pour maîtriser les ESRS simplifiées

Article invité de Patrick de Cambourg, ancien président du Sustainability Reporting Board de l'EFRAG et Senior Advisor chez Sweep.
Patrick de Cambourg ESRS header
Catégorie
Blog
Dernière mise à jour
06 mars 2026

Laissez-moi démarrer par une question simple : quand vous entendez “simplification des ESRS”, à quoi pensez-vous ?

Moins de travail ? Une conformité facilitée ? Des coûts réduits ?

Vous avez raison. Les points de données obligatoires passent d’environ 800 (+ 300 volontaires) à environ 300. Mais si vous ne voyez que cela, vous passez à côté de l’essentiel.

Ayant dirigé les travaux de l’EFRAG sur les ESRS, j’ai observé comment certaines entreprises transforment l’exercice de la CSRD en avantage stratégique. Celles qui en tirent le plus de valeur ne cherchent pas seulement à alléger leur charge. Elles profitent de ce moment pour renforcer leurs systèmes de données, se concentrer sur ce qui compte vraiment pour leur gestion, et se préparer à réussir sur plusieurs cadres de reporting pour créer plus de valeur sur le long terme.

Voici mes 3 recommandations pour vous : 

1. Ne tardez pas à vous préparer

Les entreprises de la Vague 2 (tenues de reporter selon les ESRS pour l’exercice 2027 — soit demain en termes de gestion de projet) sont dans une position unique.

Contrairement aux entreprises de la Vague 1 qui ont affronté la version initiale, plus lourde, les organisations de la Vague 2 bénéficient du cadre simplifié. Un acte délégué attendu mi-2026 formalisera ces changements et allègera la charge de reporting.

Mon conseil : N’attendez pas l’acte délégué pour démarrer. Les entreprises qui structurent leurs données et leurs processus dès maintenant auront une avance significative quand les standards seront “officiellement” confirmés. Cette anticipation devient un avantage concurrentiel.

Les entreprises de la Vague 1 peuvent, elles, capitaliser sur leurs rapports 2024 et 2025 pour affiner leur approche en intégrant les leçons apprises et les nouvelles simplifications.

La méthode complète pour utiliser les normes ESRS simplifiées

2. Concentrez-vous sur l’essentiel

La simplification des ESRS repose sur un principe que j’ai porté à l’EFRAG : la transparence doit refléter ce que les entreprises pilotent réellement, pas créer des obligations bureaucratiques.

La réduction d’environ 1 100 points de données à 300 n’est pas le fruit du hasard. Elle vise à aider les entreprises à se concentrer sur les enjeux de durabilité matériels – ceux qui impactent vraiment leur activité et leurs parties prenantes – plutôt que de se noyer dans des exigences de conformité détaillées.

Mon conseil : Considérez votre rapport de durabilité comme un exercice de transparence qui reflète la manière dont vous gérez les sujets ESG matériels. Les ESRS simplifiées s’appuient sur six leviers clés développés à l’EFRAG, complétés par des allègements importants qui permettent de reporter ce qui importe vraiment.

Ces mécanismes incluent :

  • Une approche “top-down” des impacts, risques et opportunités matériels, sous le principe de “présentation fidèle”
  • Des rapports de durabilité plus clairs, avec possibilité d’ajouter un résumé exécutif et des annexes pour les données quantitatives détaillées
  • Des options de phase-in pour certaines exigences
  • Des exemptions basées sur la matérialité pour omettre les sujets non matériels
  • Des considérations de proportionnalité pour les petites entreprises ou structures moins complexes
  • Des options de divulgation simplifiées qui réduisent la charge tout en préservant la transparence

3. L’interopérabilité multiplie votre efficacité

L’une des forces majeures (et souvent sous-estimées) des ESRS, c’est leur interopérabilité avec les autres cadres de durabilité. C’était un principe de conception dès le départ.

Même après simplification, les ESRS restent totalement compatibles avec l’ISSB, le GRI, le CDP, le TNFD et d’autres standards internationaux. Cela signifie qu’en mettant en œuvre les ESRS, vous vous positionnez pour répondre à plusieurs cadres sans dupliquer les efforts ni créer des systèmes parallèles.

Mon conseil : L’objectif est simple : un seul reporting suffit. En implémentant les ESRS, vous devriez pouvoir vous conformer à d’autres cadres sans coût ou effort excessif. L’interopérabilité est au cœur de l’approche ESRS, et elle est renforcée par la simplification.

Cette interopérabilité apporte trois bénéfices clés :

  1. Infrastructure de données unique : Un système ESG centralisé qui alimente tous vos besoins de reporting
  2. Audit simplifié : Une base de données unifiée facilite l’assurance externe et réduit les coûts
  3. Flexibilité stratégique : Quand les attentes évoluent, vous pouvez vous adapter rapidement

La simplification est une opportunité

La simplification des ESRS ne consiste pas à baisser le niveau d’exigence. Il s’agit de supprimer la complexité inutile pour que les entreprises se concentrent sur l’essentiel : un reporting transparent et utile, qui reflète réellement comment elles gèrent les risques et opportunités ESG.

Pendant mon temps à l’EFRAG, j’ai vu des entreprises peiner avec des exigences trop complexes qui n’amélioraient pas nécessairement la transparence. Les ESRS simplifiées corrigent ce problème.

Prêt à utiliser les normes ESRS simplifiées ? 

Sweep aide les entreprises à centraliser leurs données ESG et à automatiser leur reporting CSRD.