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Kaya Axelsson (Oxford Net Zero) : transformer l’ambition climatique en actions

Pour Kaya Axelsson, réduire les émissions ne suffit plus. Les entreprises doivent mobiliser leur influence, leurs finances et leur pouvoir réglementaire pour accélérer la transition.
Climate Compass Kaya Axelsson
Catégorie
Blog
Dernière mise à jour
26 juin 2025

Quel visage prend le vrai leadership climatique en 2025 ?

Pour Kaya Axelsson, chercheuse en politiques climatiques chez Oxford Net Zero, il ne s’agit plus seulement de réduire ses émissions directes et indirectes (Scopes 1, 2 et 3). Ce travail reste fondamental, bien sûr,  mais les entreprises les plus engagées doivent désormais penser plus large, en mettant à profit leur pouvoir d’influence pour accélérer la transition au-delà de leurs frontières opérationnelles.

Invitée lors de Climate Compass à Londres, événement annuel organisé par Sweep, Kaya a partagé son expérience : cela fait six ans qu’elle contribue à définir les standards et les trajectoires de la neutralité carbone, un sujet autrefois académique, aujourd’hui au cœur des décisions de direction.

“Il y a cinq ans, on débattait encore pour savoir si le net zéro n’était pas juste du greenwashing. Aujourd’hui, je me retrouve face à des entreprises qui se battent pour obtenir un budget afin d’électrifier leur flotte ou décarboner leur chauffage. Ça me donne de l’espoir.”

Kaya Axelsson
Kaya Axelsson
Research and Policy Fellow, Oxford Net Zero

Mais elle l’a souligné : l’espoir ne suffit pas. Même les entreprises les plus avancées restent souvent prisonnières de cadres d’évaluation dépassés : “Les scopes 1, 2 et 3 sont cruciaux. Mais ils ne racontent pas toute l’histoire d’une entreprise, ni de son potentiel de leadership climatique.”

Du progrès marginal au changement systémique

Kaya s’appuie sur la recherche académique et le concept de “points d’intervention sensibles” : ces moments clés où une innovation, d’abord marginale, bascule dans le courant dominant et transforme tout un système.

Elle estime que les entreprises ont un rôle critique à jouer ici : investir dans des technologies et mécanismes de marché encore émergents, qui ouvriront la voie à la prochaine phase de décarbonation.

“On a besoin d’entreprises qui se comportent en actrices du changement. Pas juste en faisant “comme d’habitude” avec une empreinte un peu plus légère, mais en créant ce qui n’existe pas encore : le transport maritime bas carbone, l’hydrogène vert, les puits de carbone de haute qualité.”

Kaya Axelsson
Kaya Axelsson
Research and Policy Fellow, Oxford Net Zero

On pourrait croire à des objectifs trop lointains ou idéalisés. Kaya affirme l’inverse. Pour elle, ce sont des dépendances extérieures qu’il faut intégrer dès maintenant dans les plans de transition : sans investissement, sans influence politique ou action collective, ces leviers ne se débloqueront pas.

Le pouvoir oublié des entreprises

Dans une année marquée par des réformes climatiques majeures, de l’Europe aux États-Unis, il est compréhensible que beaucoup de dirigeants se sentent dépassés ou déconnectés du débat réglementaire. Mais selon Kaya, c’est justement là qu’ils doivent s’engager. Forte de sa double expérience de chercheuse et de rédactrice de politiques publiques, elle déplore que trop peu de voix du monde économique y participent réellement.

“Dans une salle remplie de plus de 100 leaders climat, on n’était que quatre à travailler sur la politique publique. Si les entreprises veulent réussir leur transition, elles doivent contribuer à bâtir les systèmes qui la rendent possible.”

Elle appelle les entreprises à utiliser l’ensemble de leurs leviers : produits, investissements, influence politique, pour faire bouger les lignes. Les équipes RSE devraient, selon elle, travailler main dans la main avec les équipes affaires publiques, non seulement pour atteindre leurs propres objectifs, mais aussi pour créer un environnement favorable à la transition collective.

Passer du « scope » à la « sphère »

En conclusion, Kaya propose un changement de paradigme : au lieu de se limiter à une vision comptable des émissions (Scopes 1, 2, 3), il faut aussi évaluer les “sphères d’influence” d’une entreprise. Son poids financier, sa capacité à orienter la demande ou à façonner les politiques : “On ne pourra peut-être jamais mesurer chaque gramme de CO₂ avec précision. Mais on peut mesurer si une entreprise est présente là où ça compte vraiment.”

Oxford Net Zero collabore aujourd’hui avec des partenaires comme Sweep et l’Exponential Roadmap Initiative pour intégrer cette approche dans les futurs standards.

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