La quasi-totalité de nos émissions provient d’infrastructures que nous ne possédons pas directement. La majorité de l’impact provient des services hébergés sur AWS, ce qui signifie que les décisions de configuration de l’infrastructure constituent le principal levier de réduction. C’est d’ailleurs un point important : Sweep peut agir sur ces émissions, via des choix comme la région cloud, la sélection des services ou l’optimisation des requêtes, mais sans en avoir le contrôle direct.
Un point technique mérite aussi d’être précisé. Notre compte AWS Production Valohai gère deux types de charges de travail, l’IA (fonctionnalités basées sur des LLM comme Sweepy) et le machine learning (modèles prédictifs traditionnels). Les deux partagent la même infrastructure de calcul, et nous utilisons actuellement une répartition estimée à 30/70 entre ces usages. Cette hypothèse est significative car la consommation de calcul cloud est le principal facteur d’impact environnemental dans notre modèle. Remplacer cette estimation par une mesure directe de la consommation est notre priorité d’amélioration numéro un.
Comprendre les limites
Toute ACV a ses limites, et la transparence à leur sujet est essentielle. Les nôtres sont les suivantes :
- Un périmètre partiel excluant les appareils des utilisateurs et les émissions réseau
- Un modèle AWS propriétaire que nous ne pouvons pas auditer complètement
- Une répartition IA/ML à 30% basée sur une estimation plutôt que sur une mesure directe.
Les résultats restent cepdnant valides comme base de référence. Nous les présentons toujours avec les hypothèses sous-jacentes clairement énoncées, jamais comme des chiffres isolés. La réalisation de ces analyses complémentaires est une priorité pour les prochaines itérations, ce qui nous permettra, à nous et à nos clients, de gagner en confiance progressivement.
Les prochaines étapes
Nous avons identifié 4 priorités pour la prochaine version :
- Intégrer les émissions liées à la transmission des données
- Décomposer les coûts matériels intégrés dans AWS
- Remplacer l’hypothèse des 30 % IA/ML par des données mesurées
- Élargir le périmètre Snowflake.
Cette étude est une première étape, qui constitue pour nous une base documentée.
Nous nous engageons à faire appel à un évaluateur tiers pour examiner la prochaine itération, ce qui renforcera un peu plus la crédibilité de notre reporting de durabilité.
Ce que cela signifie pour le secteur
Les émissions numériques peuvent être mesurées, tout comme les déplacements, la consommation d’énergie ou les émissions de la chaîne d’approvisionnement. L’IA devient indispensable au travail de durabilité moderne, mais ignorer son empreinte environnementale irait à l’encontre des objectifs mêmes que les entreprises cherchent à atteindre.
L’idée n’est pas d’éviter l’IA, mais plutôt de l’utiliser de façon réfléchie, d’en mesurer l’impact en toute transparence, et de prendre les bonnes décisions sur où et comment la déployer. Conçue dans cet esprit, l’IA peut faire avancer la durabilité sans en devenir elle-même un problème.