Elles disent surtout deux choses. D’abord, que le cadre capture enfin l’intégralité de ce qu’elles font, et pas seulement l’inventaire des gaz à effet de serre. Ensuite, qu’il rouvre des placards : des leviers qu’elles avaient mis de côté car trop compliqués à mesurer, et que le CCF valorise aujourd’hui. Il y a enfin un vrai côté actionnable : quand on regarde une scorecard, on voit tout de suite où il faut agir.
Faut-il prendre ces premiers résultats avec des précautions ?
Oui, pour deux raisons. D’abord, ce sont des entreprises pionnières, plutôt en avance sur ces sujets, donc les scores qu’on observe sont plutôt bons. Ensuite, il est probable que la maturité des entreprises européennes apparaisse de manière un peu plus claire quand elles seront comparés à des entreprises non européennes.
Le pilier C semble être celui sur lequel les entreprises sont les moins avancées. Pourquoi est-il urgent d’agir dès maintenant ?
Parce qu’il ne faut pas attendre l’illusion d’un net zéro à l’échelle de l’entreprise pour financer des projets climat. Le meilleur exemple, c’est Bel, à 96 sur 100 sur ce pilier : achats de crédits carbone, soutien à des initiatives, montée au capital d’entreprises qui préservent les tourbières du Jura, et j’en passe. Ce qui rend ça particulièrement solide, c’est que ce score C est toujours présenté juste à côté des scores A et B, impossible donc de masquer une inaction sur ses propres émissions derrière du financement externe. Le CCF, c’est l’anti-greenwashing.